La Nevsky Prospekt décrite par Gogol a belle et bien changé, cette longue rue élégante a troqué ses dandy aux chapeaux claques, contre touristes et boutiques de souvenirs. Rojankovsky n’y est pas connu et « Michka» signifie uniquement « ours» et mascotte des J.O.
St Petersbourg est une ville dans laquelle:
Les enfants jouent avec des peluches aux poils synthétiques d’un brun obsolète. Les babouchkas enroulent quelques fleurs sauvages dans du papier journal et les vendent pour deux sous, lorsqu’elles ne vendent pas des babioles (bas ou vieux bibelots) au coin d’une rue. Les églises ressemblent à de grosses meringues colorées et sont remplies de motifs d’une finesse et d’une beauté irréelles. Les monuments historiques d’une blancheur éclatante et éblouissante. Le produit phare des chaines de fast food n’est pas le hamburger mais la crêpe. Personne ne parle anglais. Tout le monde nettoie. La porcelaine y est transparente et ponctuée d’or. Les filles s’y promènent d’un pas froid et assuré, chaussées de talons aiguilles. Les packaging beaux. Les béquilles en bois. Les cages d’escaliers insalubres. Les paquets de cigarettes à moins d’un euro. Tout le monde roule très vite (même en Lada). Le métro se prend avec de jolis jetons. Les arbres ont des pansements. Les gens ne disent jamais « pardon» ou « merci» et ne sourient que très rarement…
St Petersbourg est une ville touchante, forte et fragile, remplie de trésors où la pauvreté omniprésente côtoient des caprices historiques démesurés.
St Petersbourg n’est pas une ville dans laquelle, on se sent très vite chez soi. Cette ville m’a brusquée, épuisée, culpabilisée, choquée, intriguée, énervée et enfin fascinée.
(Un livre sur St Petersburg avec dessins, écritures cyrilliques et bonnes adresses est en cours de réalisation).
Des racines à l’arbre est un projet que j’anime dans la classe de CP de l’école Carette de Roubaix encadré par le musée de La Piscine.
Réalisation de planches botaniques sur le thème de l’avocat et analyses des différentes étapes (de la germination à l’arbre).
L’avocatier est ensuite devenu forêt .
En parallèle, un herbier poétique et ludique a été réalisé par chaque élève (sous forme de livre), afin qu’ils se familiarisent avec les arbres qui les entourent et se perdent dans leur imaginaire au hasard d’une promenade.
Le fruit du bouleau s’appelle le chaton et ressemble à un cornichon.
Une nouvelle série de tampons est disponible. Les dessins sont extraits du livre « Capillotracté» . Le tampon est à 15 euros pièce (5,5 euros de frais de port). Il est possible de regrouper les frais de port en m’envoyant un mail.
Le dévernissage de l’exposition « Le désespoir du singe» a été un agréable moment rempli de douceur, de malice et de curiosité. Des enfants des classes de CE2, de CM1 de l’école Anne Godeau et de CM2 de l’école Curie de Raismes sont fièrement venus récupérer leur flip book, qui pour l’occasion faisaient partie intégrante de l’exposition.
Les flip books des enfants qui n’ont pu se déplacer, leurs seront bien entendu restitués. Quoi que… j’en garderai bien quelques uns ;)
… Pourtant, elle essaie de la brosser dans le sens du poil, afin qu’elles ne se crêpent pas le chignon. En vain.
Elle prend la fuite, se cache sous ses cheveux.
Il est là, prêt à lui offrir une place qui la protège de la pluie… Mais elle lui grignote le cortex. C’est plus fort qu’elle, elle ne peut s’en empêcher.
Elle n’est pas très à l’aise avec les gens.
Un récit capillaire.
14 euros (+1,50 de frais de port) – 29,5×20,5 – 34 pages – relié main – noir et blanc – papier recyclé+calque.
Un livre tellement petit qu’il est difficile de le photographier. Un tout petit livre sans dessin, mais avec une histoire, celle du quotidien, dans lequel on compte ses pas, on salue des personnes que l’on ne connaît pas et on capture l’espace d’un instant une coccinelle qui peut être n’existe pas.
2,5×3,5 – 36 pages – relié main – noir et blanc – papier recyclé.
Knapfla, artiste
gribouilliste. Née
en 1981, à Mulhouse. Vit et travaille à Lille.
Les dessins de Knapfla sont
faits de trais si fins qu'ils paraissent parfois effacés. Les phrases
énigmatiques qui les ponctuent, jetées comme des bouteilles à la mer,
nous amènent à nous plonger dans cet univers où la minutie aime la
patience et côtoie la douceur... Ces
nombreux dessins font souvent l'objet de livres qu'elle relie et auto
édite. Ambiance
coin du feu un dimanche après midi au temps tout gris, animaux farfelus
qui ne ressemblent à aucun autre, enfants gribouillant dans la marge
d'un cahier de brouillon pas assez soigné aux yeux de leurs parents...
On retrouve dans l'univers de la jeune artiste lilloise un paquet
d'atmosphères qui nous ont marquées, de saveurs aussi douces que celles
d'un premier carré de chocolat. Et puis viens cette petite pointe de
radicalité, qui si elle sait se faire oublier, viens parfois
discrètement se rappeler à nous, comme le temps qui passe, les feuilles
qui tombent des arbres et la peau qui se fripe. Le cycle de
vie se boucle ici, sans prêter attention à l'humanité qui l'entoure, en
laissant les courants d'air aérer la demeure qui en a bien besoin.